Soto ni deru

Kubilai Khan investigations


2010 Parvis de l'Opéra, Marseille

Vincent Lucas

Fleuve urbain, flux incessant. Du temps qui s'ouvre comme espace.

Il ne s'agit pas d'une histoire, mais plutôt de géographie. Un ciel outremer qui nous rappelle que l'horizon ne se rattrape pas. Il faut tomber dans la matière pour que quelque chose se réalise. Troubler le temps, faire bouger l'espace, une danse comme une poésie générale de l'action. Chaque mouvement est un point de sensibilité en appui, en réglage dans les surfaces, les épaisseurs, les plis de la vie et ses représentations. Quelque chose nous échappe et nous offre une profondeur de champs qui avive les reliefs, invente des suspens, des nuances, des liaisons, des variations. Infiltrations entre des sphères intimes et des sphères collectives qui jouent de l'une à l'autre, dans un flot incessant. Une musique qui déborde et qui nous plonge dans un flot incessant. Des répétitions comme prendre acte de ce qui s'est passé.
Des corps en trajet, des corps dans la disponibilité d'une trajectoire, dans le privilège des chemins.
Porosités.
Rives, bords.
Il faut tomber dans le corps.