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Parcours

  • Les débuts

    Après des études secondaires classiques (lycées Montaigne et Louis-le-Grand, Paris), Pierre Sauvageot arrête volontairement le lycée en terminale et initie une des toutes premières fanfares de rue, pour des raisons plus politiques qu'artistiques. Pendant les années 70, il rejoint le Théâtre de l'Aquarium, les Macloma, et participe au mouvement du free-jazz auprès de son professeur de trompette Bernard Vitet. Au début des années 80, il entame son travail en l'espace libre avec Sirène, concert de port à St-Nazaire, puis avec, en 1983, Faux-Vent, premier concert octophonique pour sons en mouvements, à l'invitation de Lieux publics nouvellement créé.

    Décor Sonore

    En 1985, Pierre Sauvageot s’associe avec Michel Risse pour créer Décor Sonore, outil de réalisation unique. Au-delà de la codirection artistique, il assume la production et l'administration de cette structure qui servira de cadre à la création de nombreux spectacles et réalisations musicales :
    • 1989, Toussaint Louverture, qui réunit orchestre symphonique, tambours de Doudou N'Daye Rose, chœur de Julien Jouga et voix de Toto Bissainthe. A cette occasion, Pierre Sauvageot en écrit le scénario avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux.
    • 1990, Ballet Mécanique, concert-spectacle de sons industriels pour hélicoptères, convois ferroviaires, grues, grande roue foraine, acrobates, personnages sonores et pyrotechnie, soit une trentaine de sources sonores en mouvement.
    • 1992, Grand Mix rassemble sur une même scène l'Orchestre Philharmonique des Pays de la Loire, les Tambours du Bronx et les voix bulgares de Trakia.
    • 1994, conception Des Corps Sonores, personnages-haut-parleurs diffusant dans l'espace des compositions octophoniques, menant à la réalisation avec Oposito du Cinématophone, fanfare électrolyrique.
    • 1997 à 1999, direction du final du spectacle Transhumance de la compagnie Oposito, avec MétaloVoice, le Bagad Brieg, et plusieurs formations symphoniques.
    • 1998, la Petite Bande Passante, octuor vocal urbain et mégaphonique.
    • Juillet 2000, SIVOX, coécriture de l'événement des Pronomades de Saint-Gaudens.

    L'aventure marseillaise

    En 1997, Pierre Sauvageot crée Allegro Barbaro, dans le cadre des Parcours d'Artistes de Lieux publics. Cet Orchestre Symphonique de Ville réunit une centaine de musiciens, mélange instruments traditionnels et objets sonores urbains (cyclomoteurs, bouteilles cassées, klaxons…), et parcourt la cité en faisant résonner places, friches ou marchés avec cinq chefs d'orchestre qui réinventent la partition par leur langage de signes. Pour pérenniser ce travail, l'association Allegro Barbaro est créée à Marseille.

    En 1999, l'Allegro Barbaro donne avec Lieux publics son Concertomnibus en 8 stations à travers Marseille, duo avec paquebot, casse automobile dans un parking souterrain, concert de plage à Corbières, sons ferroviaires à la Gare St Charles. Puis participation musicale à la Massalia, commémoration des 2600 ans de Marseille.

    Juillet 2000, création de l'Orchestre de Chambre de Ville présenté à St Gaudens et Chalon dans la Rue.

  • Lieux publics

    Nommé à la direction de Lieux publics en 2001, Pierre Sauvageot n’en continue pas moins ses projets artistiques. Tout d’abord, il imprime une signature singulière aux projets du centre national : jeu avec les sons de la ville pour Sirènes et Midi Net créé en 2003 et qui voit chaque premier mercredi du mois une compagnie jouer avec ce signal sonore urbain, jeu poétique et chronologique avec l’Année des 13 Lunes qui parcourt le département des Bouches-du-Rhône chaque jour de pleine lune…

    En 2002, il crée le Concert de Public. Cette création hors-norme, qui propose à un public de se transformer en orchestre sous la direction de 4 chefs d’orchestre, est toujours présente dans les festivals internationaux. Elle a été déjà interprétée une soixantaine de fois.

    En 2003, 13’ pour coucher la Lune, final pyrotechnique avec le Groupe F, fera la clotûre à Marseille de l’Année des 13 Lunes.

    Il continue son travail de compositeur avec les créations de la chorégraphe Jany Jérémie : J’voudrais être blanche (2004), Parade (2005), Kiosque nègre (2006).

    2005 sera l’année de deux créations éphémères, Sirénade dans le port de Marseille, et Babel Platz Symphonie pour 152 fenêtres à Graz (Autriche).

    En septembre 2006, création d’oXc (Odyssée), opéra urbain et méditerranéen. Pour faire revivre dans la ville d’aujourd’hui la mythologie homérique, Pierre Sauvageot a fait appel à plusieurs solistes singuliers, et à des moyens technologiques à la dimension d’une grande place publique susceptible d’accueillir 5000 personnes. OXc a été présenté à Angers, Salamanque, Marseille, Alès et Chalon dans la Rue, Calais, Clermont en Genevois, Rennes, Villeurbanne, Lyon et Draguignon.
    En 2010, Pierre Sauvageot inaugure une nouvelle étape de son travail avec Champ harmonique : marche symphonique pour 500 instruments éoliens et public en mouvement. Oeuvre-installation en pleine nature, évoquant le land-art, Champ harmonique prolonge la démarche du compositeur par une expérimentation musicale des bruits du monde qui nous entoure, cette fois au-delà de la ville, rencontre entre les instruments et le vent, véritable composition plastique en collaboration avec Jany Jérémie et Toni Casalonga.

    En 2013,  Pierre Sauvageot créé Igor hagard, un sacre ferroviaire : une réorchestration du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky. La partition originale est respectée, mais tous les instruments de l'orchestre symphonique ont été remplacés par des sons de l'ailleurs : rumeurs ferroviaires, signaux sonores, vagues et mouettes, instruments extra-européens, gouttes et tonnerre, paroles polyglottes, touches radiophoniques... Sur des fauteuils d'écoute installés sur le quai, les auditeurs sont plongés dans un bain sonore, casques aux oreilles. Pas de voyage sans un peu de lecture, de mots croisés. Des extraits de La Prose du transsibérien et de La petite Jehanne de France, écrit par Blaise Cendrars également en 1913, dialoguent, et jouent des correspondances dans les stations.

 

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